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	<title>Droit des sociétés &#8211; Justine Ricaud</title>
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	<description>Avocat en droit des affaires à Toulouse</description>
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	<item>
		<title>L&#8217;immatriculation de la société sans effet sur les engagements préalables des associés</title>
		<link>https://www.justinericaud-avocat.fr/limmatriculation-de-la-societe-sans-effet-sur-les-engagements-prealables-des-associes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[justine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 May 2026 13:36:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contrat]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des sociétés]]></category>
		<category><![CDATA[Pacte]]></category>
		<category><![CDATA[Statuts]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.justinericaud-avocat.fr/?p=243</guid>

					<description><![CDATA[Entre la signature des statuts d&#8217;une société et son immatriculation, il peut parfois s&#8217;écouler du temps qui peut s&#8217;avérer être source d&#8217;incertitude juridique pour les signataires.  Pourtant, juridiquement, la signature des statuts d&#8217;une société ne constitue pas un simple acte administratif. Il s’agit d’un contrat qui emporte, par la force obligatoire des conventions, un engagement [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span data-contrast="none">Entre la signature des statuts d&rsquo;une société et son immatriculation, il peut parfois s&rsquo;écouler du temps qui peut s&rsquo;avérer être source <strong>d&rsquo;incertitude juridique</strong> pour les signataires. </span></p>
<p><span data-contrast="none">Pourtant, juridiquement, la signature des statuts d&rsquo;une société ne constitue pas un simple acte administratif. </span><span data-contrast="none">Il s’agit d’un <strong>contrat</strong> qui emporte, par la force obligatoire des conventions, un engagement ferme et définitif de ses signataires.</span></p>
<p>La chambre commerciale de la Cour de cassation dans son arrêt du <a href="https://www.courdecassation.fr/decision/698c3a07cdc6046d47d9d56e" target="_blank" rel="noopener">11 février 2026 n°24-18.698</a> rappelle sans ambiguïté ce principe et ses conséquences qui peuvent s&rsquo;avérer importantes pour les fondateurs mal conseillés.</p>
<p><span id="more-243"></span></p>
<h1><strong>Les faits</strong></h1>
<p>En l&rsquo;espèce*, deux associés fondateurs décident de constituer une société et signent des statuts constitutifs dans lesquels ils agréent préalablement un tiers comme futur associé. Ce tiers bénéficie d&rsquo;une promesse de cession de titres de la future société consentie par les fondateurs préalablement à l&rsquo;immatriculation de la société.</p>
<p>Après l&rsquo;immatriculation de la société, le tiers lève l&rsquo;option d&rsquo;achat mais les fondateurs ne s&rsquo;exécutent pas.</p>
<p>La Cour d&rsquo;appel saisie de cette affaire donne raison aux fondateurs estimant que ces derniers ne pouvaient pas consentir une telle promesse car ils n&rsquo;avaient pas la qualité d&rsquo;associé.</p>
<p><em><span style="color: #999999;">*faits simplifiés</span></em></p>
<h1><strong>La qualité d&rsquo;associé conférée dès la signature des statuts</strong></h1>
<p><span data-contrast="none">La Cour de cassation casse l&rsquo;arrêt rendu par la Cour d&rsquo;appel et, rappelle la distinction cruciale entre (i) le contrat de société, source des engagements réciproques entre associés et la société et (ii) l&rsquo;acquisition de la personnalité juridique de la société à compter de son immatriculation. </span></p>
<p>Rappelons à ce titre que, conformément à <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006444136" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;article 1843 du Code civil</a>, les associés, jusqu&rsquo;à l&rsquo;immatriculation de la société et la reprise éventuelle des actes, sont tenus solidairement (pour les sociétés commerciales) des actes qu&rsquo;ils ont accomplis au nom et pour le compte de la société.</p>
<p>Nonobstant ce principe, la Cour rappelle que la qualité d&rsquo;associé est conférée dès la signature des statuts de sorte que les engagements conclus par les associés avant l&rsquo;immatriculation de la société, y compris sur les titres de la société, sont valables.</p>
<p><span data-contrast="none"><strong>Cet arrêt rappelle donc l&rsquo;importance des engagements passés entre associés, y compris avant l&rsquo;immatriculation de la société</strong>. </span></p>
<p>Pour aller plus loin, n&rsquo;oublions pas, qu&rsquo;en l&rsquo;absence de toute signature de statuts, les parties qui agissent comme associés peuvent se voir opposer l&rsquo;existence d&rsquo;une société de fait.</p>
<p><strong>Besoin d’un accompagnement négocier et sécuriser vos engagements avec vos futurs associés ? </strong>Notre cabinet vous conseille et vous assiste à chaque étape de votre projet.</p>
<p><strong>📞 Contactez-nous :</strong> <a id="email-link" href="https://www.justinericaud-avocat.fr/?p=150&amp;preview=true#" target="_blank" rel="noopener">contact@justinericaud-avocat.fr</a></p>
<p><span style="color: #808080;">Article co-rédigé avec Manal Afkir</span></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Modification d&#8217;une convention réglementée : une approbation nécessaire</title>
		<link>https://www.justinericaud-avocat.fr/modification-dune-convention-reglementee-une-approbation-necessaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[justine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2026 13:07:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contrat]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des sociétés]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.justinericaud-avocat.fr/?p=232</guid>

					<description><![CDATA[Les conventions dites réglementées sont les conventions conclues directement ou indirectement entre la société et certains de ses mandataires sociaux ou associés ou encore celles conclues par la société avec une entreprise ayant des dirigeants, à l&#8217;exclusion des opérations courantes conclues à des conditions normales. Certaines règles encadrent la conclusion et la modification de ces [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les <strong>conventions dites réglementées</strong> sont les conventions conclues directement ou indirectement entre la société et certains de ses mandataires sociaux ou associés ou encore celles conclues par la société avec une entreprise ayant des dirigeants, à l&rsquo;exclusion des opérations courantes conclues à des conditions normales.</p>
<p>Certaines règles encadrent la conclusion et la modification de ces conventions :<span id="more-232"></span></p>
<h1>Conclusion d&rsquo;une convention réglementée : procédure</h1>
<p>Afin d’être valide, la convention règlementée doit être soumise à une procédure, dont les modalités varient selon la forme de la société :</p>
<ul>
<li>Dans les <strong>SA et SCA</strong>, le contrôle s&rsquo;organise préalablement et a posteriori :
<ul>
<li><strong>Information préalable</strong> du conseil de surveillance ou d&rsquo;administration par le dirigeant concerné</li>
<li><strong>Autorisation préalable</strong> motivée et justifiée du conseil de surveillance ou d&rsquo;administration</li>
<li><strong>Examen annuel à postériori des conventions</strong> par le conseil d&rsquo;administration ou le conseil de surveillance sur la base d&rsquo;un rapport spécial</li>
</ul>
</li>
<li>Dans la <strong>SAS</strong>, sous réserve des stipulations statutaires, un simple examen annuel à posteriori par les associés</li>
<li>Dans la <strong>SARL</strong>, un simple examen annuel à posteriori par les associés</li>
</ul>
<h1>Modification d&rsquo;une convention réglementée : la même procédure s&rsquo;applique</h1>
<p>Dans un arrêt rendu le 28 mai 2025 (n° <a href="https://www.courdecassation.fr/decision/6836a2c191bdea24a84820b9">23-23.536</a>), la Cour de cassation énonce sans ambiguïté que toute modification d&rsquo;une convention réglementée déjà approuvée doit faire l&rsquo;objet de la procédure susvisée.</p>
<p>Il convient donc d&rsquo;apporter une attention toute particulière à la rédaction de la documentation d&rsquo;approbation des comptes afin d&rsquo;éviter toute contestation ultérieure des conventions dites réglementées.</p>
<p>À défaut de suivre cette procédure, il reviendra aux intéressés de supporter les conséquences dommageables que la convention concernée peut avoir pour la société, sauf cas de fraude ou de défaut d&rsquo;autorisation préalable du conseil auquel cas la nullité peut être sollicitée.</p>
<p><strong>Besoin d’un accompagnement rédiger votre documentation d&rsquo;approbation des comptes ? </strong>Notre cabinet vous conseille et vous assiste à chaque étape de votre projet.</p>
<p><strong>📞 Contactez-nous :</strong> <a id="email-link" href="https://www.justinericaud-avocat.fr/?p=150&amp;preview=true#">contact@justinericaud-avocat.fr</a></p>
<p><span style="color: #808080;">Article co-rédigé avec Léanne Ntole</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La cession des parts ou actions n’entraîne pas le remboursement automatique du compte courant</title>
		<link>https://www.justinericaud-avocat.fr/la-cession-des-parts-ou-actions-nentraine-pas-le-remboursement-automatique-du-compte-courant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[justine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 20:46:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cession]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des sociétés]]></category>
		<category><![CDATA[Financement]]></category>
		<category><![CDATA[acquisition]]></category>
		<category><![CDATA[cession]]></category>
		<category><![CDATA[compte courant]]></category>
		<category><![CDATA[contrat]]></category>
		<category><![CDATA[jurisprudence]]></category>
		<category><![CDATA[paiement]]></category>
		<category><![CDATA[prix]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.justinericaud-avocat.fr/?p=158</guid>

					<description><![CDATA[Le compte courant d&#8217;associé est un moyen rapide et flexible de financer une société. Il est toutefois essentiel de rédiger avec précision la convention de compte courant afin d&#8217;éviter toute mauvaise surprise. Dans un arrêt du 12 février 2025 (n°23-17.483), la Cour de cassation rappelle qu&#8217;en cas de cession d&#8217;une entreprise, il est primordial de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-pm-slice="1 1 []">Le <strong>compte courant d&rsquo;associé</strong> est un moyen rapide et flexible de financer une société. Il est toutefois essentiel de rédiger avec précision la convention de compte courant afin d&rsquo;éviter toute mauvaise surprise.</p>
<p>Dans un arrêt du 12 février 2025 (<a href="https://www.courdecassation.fr/decision/67ac552691acc6fabdb2cf0f" target="_blank" rel="noopener">n°23-17.483</a>), la <strong>Cour de cassation</strong> rappelle qu&rsquo;en cas de <strong>cession d&rsquo;une entreprise</strong>, il est primordial de prévoir explicitement les modalités de <strong>paiement du prix</strong> et le <strong>remboursement du compte courant</strong>.<span id="more-158"></span></p>
<h1>Les faits</h1>
<ul data-spread="false">
<li>Un associé d&rsquo;une <strong>société d&rsquo;exercice libéral (SEL)</strong> cède <strong>100 % des parts sociales</strong> de la société.</li>
<li>Après cession des titres, le <strong>cédant</strong> met en demeure l&rsquo;<strong>acquéreur</strong> de régler le <strong>prix de cession</strong> ainsi que le <strong>solde de son compte courant</strong>.</li>
<li>L&rsquo;acquéreur ne s&rsquo;exécute pas et le cédant estime que l&rsquo;absence de remboursement de son compte courant doit entraîner la <strong>résolution de la vente</strong>.</li>
</ul>
<h1>La décision de la Cour de cassation</h1>
<p>La Cour de cassation rejette l&rsquo;argument du cédant et rappelle que l&rsquo;obligation de payer le prix des parts et celle de rembourser le compte-courant sont deux <strong>obligations indépendantes l&rsquo;une de l&rsquo;autre</strong>.</p>
<p>En d&rsquo;autres termes, sauf clause contraire, l&rsquo;obligation de racheter les titres d&rsquo;un associé n&rsquo;entraîne pas automatiquement le remboursement de son compte courant.</p>
<h1>L&rsquo;importance d&rsquo;une clause contractuelle explicite</h1>
<p>Cet arrêt nous enseigne qu&rsquo;il est crucial <strong>d&rsquo;anticiper</strong> ces sujets lors de la négociation et de la rédaction des actes de cession.</p>
<p>En l&rsquo;absence d&rsquo;une stipulation précise en matière de paiement du prix et de remboursement de son compte courant, le cédant s&rsquo;expose à un risque de non paiement et non remboursement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Besoin d’un accompagnement pour financer votre société ou pour sécuriser une cession ou une acquisition ? </strong>Notre cabinet vous conseille et vous assiste à chaque étape de votre projet.</p>
<p><strong>📞 Contactez-nous :</strong> 06.33.44.15.63 ou <a id="email-link" href="https://www.justinericaud-avocat.fr/?p=150&amp;preview=true#">contact@justinericaud-avocat.fr</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Distribution des dividendes : un monopole de l’assemblée générale annuelle</title>
		<link>https://www.justinericaud-avocat.fr/distribution-de-dividendes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[justine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 16:17:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cession]]></category>
		<category><![CDATA[Dividendes]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des sociétés]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée annuelle]]></category>
		<category><![CDATA[décisions]]></category>
		<category><![CDATA[dividendes]]></category>
		<category><![CDATA[droit des sociétés]]></category>
		<category><![CDATA[procès-verbal]]></category>
		<category><![CDATA[report à nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[réserves]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.justinericaud-avocat.fr/?p=163</guid>

					<description><![CDATA[L&#8217;assemblée générale et l&#8217;affectation du résultat Conformément à l’article L. 232-12 du Code de commerce, l’assemblée générale annuelle d’une société commerciale, après approbation des comptes de l’exercice écoulé et constatation de sommes distribuables, décide de l’affectation du résultat et, si nécessaire, de la distribution des dividendes. Or, une pratique courante s&#8217;est développée consistant à distribuer [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 data-pm-slice="1 1 []"><strong>L&rsquo;assemblée générale et l&rsquo;affectation du résultat</strong></h1>
<p>Conformément à l’article <a href="http://legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006229031" target="_blank" rel="noopener">L. 232-12 du Code de commerce</a>, l’<strong>assemblée générale annuelle</strong> d’une société commerciale, après <strong>approbation des comptes</strong> de l’exercice écoulé et constatation de sommes distribuables, décide de l’<strong>affectation du résultat</strong> et, si nécessaire, de la <strong>distribution des dividendes</strong>.</p>
<p>Or, une pratique courante s&rsquo;est développée consistant à distribuer le <strong>report à nouveau bénéficiaire</strong> en dehors de cette assemblée annuelle.<span id="more-163"></span></p>
<h1><strong>La nullité de la distribution du report à nouveau en dehors de l&rsquo;assemblée générale annuelle</strong></h1>
<p>Par arrêt du <strong>12 février 2025</strong> (<a href="https://www.courdecassation.fr/decision/67ac552f91acc6fabdb2cf1b" target="_blank" rel="noopener">n°23-11.410</a>), la <strong>Cour de cassation</strong> énonce que <strong><span style="text-decoration: underline;">seule</span></strong> l’<strong>assemblée générale annuelle </strong>est compétente pour distribuer le <strong>report à nouveau bénéficiaire</strong> d’un exercice précédent.</p>
<p>Ainsi, conformément à l’article <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038589892" target="_blank" rel="noopener">L. 235-1, alinéa 5 du Code de commerce</a><strong>, </strong>toute distribution réalisée par une autre assemblée sur ce report s’expose à la <strong>nullité</strong>.</p>
<h1><strong>Régularisation et précautions à prendre</strong></h1>
<p>Si vous avez décidé d&rsquo;une telle distribution au cours des trois (3) dernières années, elle pourrait être contestée.</p>
<p>Il nous apparait que cette nullité puisse être <strong>régularisée</strong> lors de la prochaine assemblée générale annuelle d’approbation des comptes, en validant la distribution concernée avec <strong>effet rétroactif</strong>.</p>
<p>Toutefois, une <strong>incertitude</strong> demeure quant aux <strong>distributions des réserves</strong>. Par <strong>prudence</strong>, nous vous recommandons d’effectuer ces distributions exclusivement lors de <strong>l’assemblée générale annuelle d’approbation</strong> des comptes afin d’éviter tout risque juridique.</p>
<p>En respectant ces règles, vous minimisez le risque de contentieux et sécurisez la gestion de vos dividendes.</p>
<p><strong>Besoin d’un accompagnement ? </strong>Notre cabinet vous conseille et vous assiste à chaque étape de votre projet entrepreneurial.</p>
<p><strong>📞 Contactez-nous :</strong> 06.33.44.15.63 ou <a id="email-link" href="https://www.justinericaud-avocat.fr/?p=150&amp;preview=true#">contact@justinericaud-avocat.fr</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Reprise des actes avant immatriculation d’une société : quelles règles respecter ?</title>
		<link>https://www.justinericaud-avocat.fr/reprise-des-actes-avant-immatriculation-dune-societe-quelles-regles-respecter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[justine]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 22:19:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit des sociétés]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
		<category><![CDATA[immatriculation]]></category>
		<category><![CDATA[modalités de reprise]]></category>
		<category><![CDATA[reprise des actes]]></category>
		<category><![CDATA[statuts]]></category>
		<category><![CDATA[statuts constitutifs]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.justinericaud-avocat.fr/?p=150</guid>

					<description><![CDATA[Lors de la création d’une société, il est souvent nécessaire de conclure certains actes avant son immatriculation : ouverture d’un compte bancaire, signature d’un bail commercial, conclusion d’un contrat de partenariat… Cependant, une société non immatriculée n’a pas encore d’existence juridique et ne peut normalement pas être engagée par ces actes. Heureusement, l’article L. 210-6 [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Lors de la création d’une société, il est souvent nécessaire de conclure certains actes avant son immatriculation : ouverture d’un compte bancaire, signature d’un bail commercial, conclusion d’un contrat de partenariat… Cependant, une société non immatriculée n’a pas encore d’existence juridique et ne peut normalement pas être engagée par ces actes.</p>
<p>Heureusement, <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222358" target="_blank" rel="noopener">l’article L. 210-6 du Code de commerce</a> permet, sous conditions, la reprise des engagements contractés au nom de la société en formation. <strong>Mais attention</strong> : le respect d’un formalisme précis est indispensable pour éviter tout contentieux.<span id="more-150"></span></p>
<h1><strong>Conditions pour la reprise des actes avant immatriculation</strong></h1>
<h2><strong>1. Nature des actes repris</strong></h2>
<p>Seuls les <strong>engagements contractuels</strong> peuvent être repris.</p>
<h2><strong>2. Mentions obligatoires</strong></h2>
<p>L’acte doit indiquer qu’il est conclu <strong>« au nom » ou « pour le compte » de la société en formation</strong>.</p>
<p>En effet, même si la jurisprudence semble assouplir cette exigence, notre cabinet vous recommande <strong>de toujours inclure cette mention</strong> pour sécuriser la reprise.</p>
<h2><strong>3. Modalités de reprise</strong></h2>
<p>La société peut reprendre les actes conclus avant son immatriculation selon l’une des trois modalités suivantes :</p>
<ul>
<li><strong>Inscription dans les statuts constitutifs</strong></li>
<li><strong>Approbation par une décision des associés</strong> après l’immatriculation</li>
<li><strong>Mandat donné avant l’immatriculation</strong> à une personne pour agir au nom de la société</li>
</ul>
<p><strong>A défaut de reprise</strong>, les signataires des actes restent <strong>personnellement et solidairement responsables</strong> des engagements pris.</p>
<h1><strong>Jurisprudence récente : attention une clause précisant « pour le compte de tout tiers » ne permet pas la reprise des actes</strong></h1>
<p>Dans un arrêt du <strong>12 février 2025 </strong>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000051243731/" target="_blank" rel="noopener">n°23-22.414</a>), la Chambre commerciale de la Cour de cassation a rappelé qu’un acte signé par une personne <strong>pour son compte ou celui de tout tiers</strong> ne peut pas être repris par une société après son immatriculation.</p>
<p><strong>Une clause de substitution en faveur de « tout tiers » ne suffit pas</strong> à prouver que l’acte a été conclu pour le compte d’une société en formation.</p>
<p><strong>En pratique :</strong> il est essentiel de <strong>rédiger les actes avec précision</strong> pour éviter tout litige ultérieur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Besoin d’un accompagnement pour créer votre société ou sécuriser la reprise des actes ? </strong>Notre cabinet vous conseille et vous assiste à chaque étape de votre projet entrepreneurial.</p>
<p><strong>📞 Contactez-nous :</strong> 06.33.44.15.63 ou <a id="email-link" href="https://www.justinericaud-avocat.fr/?p=150&amp;preview=true#">contact@justinericaud-avocat.fr</a></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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